15 mai 2016

A méditer avant de partir en voyage...

 
 

Le Monde comme Miroir

 
Dans un lointain pays vivait un vieil homme très sage.
Il venait chaque jour s'asseoir sur un banc de pierre, à l'entrée de la ville.
Il aimait regarder passer les gens: les marchands qui partaient pour de lointains voyages,
les paysans qui venaient vendre leurs produits au marché, les voyageurs qui arrivaient de loin.
Il veillait aussi sur ses petits-enfants qui jouaient au pied des murailles.

Ce jour-là, il vit arriver de loin un voyageur avec un baluchon qui l'aborda,
discuta un moment avec lui et finit par lui demander:
- Dis-moi, vieil homme, toi qui as toujours vécu ici, comment sont les gens qui vivent dans cette cité ?
- D'où viens-tu ? interrogea le vieillard.
- De la ville qui est derrière la montagne.
- Et comment étaient les gens là-bas ?
- Ils n'étaient pas très intéressants. Je les ai trouvés froids, mesquins et renfermés.
- Ici, les gens te sembleront aussi froids, mesquins et renfermés, dit notre vieux sage.

Et le voyageur, poursuivant son voyage, disparut dans les ruelles de la ville.
Un peu plus tard, un autre voyageur engagea la même conversation avec le vieil homme et finit par lui poser la même question:
- Dis-moi comment sont les gens qui vivent ici ?
- D'où viens-tu ? demanda le vieil homme.
- De la ville qui est derrière la montagne.
- Et comment as-tu trouvé les gens là-bas ?
- Ils étaient formidables, rétorqua le voyageur, tandis que son visage s'illuminait. Ils étaient généreux, aimables et chaleureux.
- Ici, dit le vieil homme, tu trouveras aussi les gens généreux, aimables et chaleureux.

Et le voyageur disparut dans les ruelles de la ville.

À ce moment, un des gosses qui jouait à proximité s'approcha de son grand-père, et, le tirant par la manche, lui dit:

- Tu dis des mensonges, grand-père, ce n'est pas bien.
Tu m'as appris à ne pas mentir et tu viens de dire à ce voyageur le contraire de ce que tu as dit à l'autre.

- Réfléchis bien, répondit le grand-père, moi, lors de ces échanges, je n'ai rien dit.
Ce sont eux qui ont affirmé que les choses se passaient ainsi.
Je n'ai fait que leur servir de miroir et refléter leur propre façon de vivre et de voir les choses.
Si tu le veux, nous pouvons partir à la recherche de nos deux voyageurs
et leur demander leurs premières impressions sur les habitants de cette ville.
Mais ce n'est pas nécessaire, car je sais déjà ce que chacun d'eux va nous raconter.
Et tu peux le deviner toi aussi.
 
J'adore ce conte qui mets en lumière le comportement du voyageur suivant sa propre vision du monde et de la vie...
 
 
Texte trouvé sur:

10 février 2016

Le hameau de la Reine Marie-Antoinette à Versailles


 

Malgré les travaux qui ont débuté en 2014, grâce au mécénat de la maison Dior, ce hameau conserve son incroyable charme quand on déambule dans ce domaine, on n'a plus vraiment envie de le quitter comme si on était envoûté. En fermant les yeux on pourrait  presque entendre les rires de Marie-Antoinette ou les doux froissements des étoffes en taffetas...




En 1783, Marie-Antoinette, fuyant le carcan des conventions de la cour, ordonne la réalisation de son hameau.

La maison de la reine et le billard (17.16)





Elle y trouve la joie d'une vie champêtre d'une simple fermière entourée de ses dames de compagnie.


Loin de la cour, elle y vit comme elle l'entend, c'est son domaine et nul ne peut y pénétrer sans son invitation.




Entre 1783 et 1787, il se transforma en véritable village normand avec un ensemble de 11 maisons réparties autour du grand lac. Cinq d'entre elles étaient réservées à l'usage de la reine et ses courtisans : la maison de la Reine, le billard, le boudoir, le moulin et la laiterie de propreté.

Ce domaine n'était pas seulement un décor mais une véritable ferme dont les produits alimentaient le château.


                                                 La ferme



                                         Le moulin (20)





Ces petites maisons avaient toutes un petit jardin clos planté de légumes de toutes sortes. Il y avait aussi des vergers avec des pommiers, des cerisiers etc...

                                       Le Boudoir (19)

                 

 
Le colombier(15)
 


Des pots de faïence blancs et bleus contenant jacinthe, giroflée ou géranium apportent les touches de couleur.


La maison du garde (14)


 
La Tour de Marlborough (13), sorte de phare dominant le bord du grand lac, était utilisé pour le départ des promenades en barque pour les parties de pêche.
 
 

 
Les eaux du lac sont poissonneuses...
 
 
 
 
 


4 janvier 2016

Exposition Elisabeth Vigée Le Brun...





 
Au Grand Palais, nous avons pu admirer les peintures d'une célèbre portraitiste Elisabeth Vigée Le Brun...




Elisabeth Vigée Le Brun (1755-1842 à Paris) était une artiste peintre considérée comme une des plus grande portraitiste de son temps.
Fervente Royaliste, elle sera le peintre de la cour de France, de Marie-Antoinette et de Louis XVI puis fuyant la terreur de la révolution, celle du royaume de Naples, de la cour de Vienne, de l'empereur de Russie et de la Restauration.
J'aime beaucoup la délicatesse des traits, la douceur des regards, la finesse des dentelles et le rendu des drapés...


Jeanne Maissin,mère de l'artiste qui a à peine 16 ans quand elle a fait ce portrait et Etienne Vigée, son frère



Mme Lesould  et Louis guillaume Bouret de Vézelay (1777)




La paix ramenant l'abondance (1780 )
 

          La comtesse de Mailly  et  Madame Du Barry (1781)

 
       La comtesse de Provence (1782)  et  Madame Grand

 

Les femmes artistes à cette époque n'ont pas le droit de dessiner des modèles masculins, ni les fresques historiques, elle doit donc se rabattre sur les portraits mais quelle chance pour nous de voir le naturel des poses et la magnificence des costumes.
J'aime particulièrement son auto portrait ci dessus ,elle semble nous observer mais nous sommes à la place de son modèle :Marie-Antoinette...jubilatoire...non!
J'aime aussi son regard bienveillant, sa collerette en dentelle toute en légèreté ainsi que l'ébauche du visage de la reine sur la toile...


Madame du Barry-Cérès et la comtesse Marie Adélaide de Clermont Tonerre (1785)


Le concert espagnol (1777) et le portrait de sa fille Julie (1787) 

 
La marquise de Peze et la marquise de Rouget avec ses enfants

















Auto portrait avec sa fille et sa fille Julie


 Le prince Henry Lubomirski (1789)


                                                         Mademoiselle Laura Bonneuil


                                                                                  La comtesse Skavronska (1796)


                                                                            Les filles de Paul 1er 


La comtesse Golovine et la princesse Louise de Prusse (1801) 




Informations pratiques:
 
Au  Grand Palais à Paris du 23 septembre 2015 au 11 janvier 2016
A New York du 9 février 2016 au 15 mai 2016
A Ottawa du 10 juin 2016 au 12 septembre 2016



31 décembre 2015

Le fabuleux 150ème noël du Printemps...

 
 
Il y avait bien longtemps que les vitrines du Printemps ne m'avaient autant émerveillé. Il faut dire que pour fêter les 150 Noël du magasin, ils ont fait appel au talentueux Philippe Découflé pour illustrer un joli conte merveilleux aux mille et une fleurs 
 
 
 
                                                                                     
 
La façade est tout autant splendide avec sa jolie fée,haute de 5m,qui déclenche avec sa baguette magique des étoiles scintillantes. Superbe !
 





Pour réveiller le printemps, la Fée Printemps décide d’accélérer le temps avec l’aide des Petits Maîtres du Temps. Autour d'étranges engrenages, ils s’activent. Quand soudain les aiguilles de l'horloge s'affolent,une incroyable course contre la montre commence pour rattraper le printemps.


Pour refleurir l'hiver, la fée demande aux génies de la source de l'escorter jusqu'à la montagne magique.





Le printemps revenu, les jeunes filles-roses emmènent la fée dans leur jardin rempli de fleurs odorantes




Près d'un porche d'un hôtel particulier ,les poupées parisiennes virevoltent et prennent la pose 
 
 
 
 
 
La fée Printemps sème des graines joyeuses et rouges pensées.
Le coeur de la ville bat de nouveau,les fleurs refleurissent
et les petites danseuses tournoient dans le ciel.
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 

Les poupées anglaises s'agitent et s'émerveillent devant l'éclosion de cadeaux et de bouquets

 
 
La fée printemps entraîne ses amis dans une farandole pour célébrer le printemps de retour pour Noël.
 
 
En chapitre final, la féerie de noël sur les toits du Printemps...
Trop beau.