Nous profitons à fond des services du camping: internet,plage,bar etc... C'est les vacances tout de même ! Nous ne sortons que l'après midi pour errer dans le labyrinthe de ruelles bordées de grandes maisons grecques d'Ayvalik.
La vie dans ces vieux quartiers me semble plus authentique,nous croisons très souvent une charrette en bois peinte,chargée de pastèque et tirée par un cheval.
Aux terrasses des petits cafés,des hommes discutent,plaisantent autour d'un thé turque.
Bien souvent,nous les voyons surpris de notre intérêt pour leur quotidien,un peu comme nous quand nous voyons des touristes japonnais prendre des clichés de panneaux,rails des métros.
Mais ce village ne mérite pas un détour peut-être plus pour son huile d'olive qui est réputée. Nous repartons chargé de 6 litres d'huile d'olive. Quand on aime ,on ne compte pas.
Après une mauvaise nuit due surtout à la chaleur,nous reprenons la route jusqu'à Foça,un petit port de pêche et de plaisance sans grand intérêt. Puis nous allons sur l'île d'alibey,pour replanter notre tente dans le camping ada .Peu engageant au départ,il est en fait très bien équipé pour la modique somme de 17,5 euros par jour. En fin d'après midi,nous visitons le village et son port. Nous flânons délicieusement dans ses ruelles pavées loin de l'agitation touristique du port. Les vieilles maisons grecques y sont décorées avec goût. Les couleurs,les odeurs et la nonchalance du lieu nous ravissent.
Au détour d'une ruelle,nous apercevons un hommes suivi de quatre chats mais surprise ,il y en a 30 qui l' attendent sur le pas de sa porte .La Brigitte Bardot locale! Comme en Grèce ,il y a beaucoup de chats en Turquie mais j'ai remarqué que les turcs les aiment ou franchement les détestent au point de leur donner des coup de pieds ou de leur lancer de l'eau
Nous mangeons dans une taverne où la propriétaire nous fait partager son amour de la cuisine. Ses fleurs de courgettes farcies au riz et aux épices,un vrai régal !
A grand regret,nous quittons Gumusluck et nous nous lançons sur l'autoroute jusqu'à Cesme. Aussitôt arrivé nous prenons un billet pour le ferry qui nous conduira sur l'île grecque:Chios. Puis nous visitons Cesme, c'est une petite ville balnéaire,ballon d'oxygène de la bourgeoisie d'Izmir. Nous nous y promenons avec plaisir,il y reste des maisons ottomanes plus ou moins défraîchies,
des chats aux regards bizarres,
des ruelles qui peuvent être tranquilles ou animées,
et un superbe château génois du XI siècles.
Pendant notre promenade,nous sommes attirés par un stand ou des hommes fabriquent des sortes de beignets au miel,Phil fait la queue,on le sert sans réclamer la moindre monnaie...Vraiment la Turquie c'est.... alors pas encore enregistré c'est mukamel bien sûr! Profitant d'un commerçant qui a des connaissances en français ,je lui demande si c'est une fête du beignet ?? Et non, c'est une tradition quand une personne décède un an après en souvenir ils font et offrent des beignets a qui en veut. La tradition a du bon....même très bon.
Nous arrivons à chios à 11 H et voici notre vue de la chambre
Nous partons sans regrets pour revoir un petit coin de paradis,enfin, je l'espère! C'était un petit village au bord de l'eau avec ses pécheurs,des tas de petits restos dans une ambiance baba cool. Au début ça commence mal,nous voulions retourner au camping mais il n'existe plus. Nous cherchons une chambre,on nous en montre une pour 150 tl,un vrai petit taudis,sombre,des literies bizarres,une douche pratiquement sur les WC,nous déclinons cette super offre. En partant nous voyons un hôtel assez chic,on ose se renseigner 160 tl incroyable et les prestations nous comblent de plaisir ,nous y resterons 3 nuits.
Ici,mon stylo est en vacances,il me permet de vous dire que ce village a bien sur, un peu changé mais nous avons retrouvé son âme et aussi le petit bar où nous aimions nous affaler sur les cousins au sol avec les filles,la déco a changé mais les murs sont là.
Les restos eux sont un peu plus chic
Dans la baie ,il y a maintenant plus de yachts que des bateaux de pêcheur.