12 août 2009

Les bêbêtes qui montent et qui descendent et qui remontent etc...

Après une nuit agitée car entre le muezzin électronique et les chiens du village qui nous jouent toutes les nuits le remake des 101 dalmatiens (pour ceux qui ont peu de connaissance du film pour enfants c'est le moment ou tous les chiens hurlent à la mort pour appeler au rassemblement afin de délivrer les chiots kidnappés),nous partons pour la vallée d'Ilhara. En chemin encore beaucoup de culture sur des km arrosées en permanence si la Turquie rentre dans la communauté européenne nos agriculteurs n'auront plus qu'à mettre la clé sous la porte,il sera bien difficile de lutter.



 La visite de la vallée est payante et c'est une balade qui peut durer 5 à 6 H ,on commence en pensant en faire la moitié mais on déchante vite,d'abord 422 marches à descendre pour arriver au fond du canyon ,le petit chemin qui mène aux églises est parfois compliqué car on grimpe sur des rochers (avec des tongs! ) puis encore des marches pour accéder aux églises, il faut quand même une bonne condition physique,nous nous contenterons des plus proches mais ce sont les plus intéressantes.





La balade est très agréable ,le fond du canyon n'est pas très large et il y a une végétation luxuriante grâce à la rivière qui coule au milieu,nous y rencontrons de nombreuses des familles turque. Pas très facile de communiquer même avec des sourires les visages bien souvent restent fermés ,seule une jeune femme dont l'ascension des marches avec son bébé est difficile,me montre fièrement le visage de son enfant qu'en à la grand mère,elle me fait comprendre que la promenade est très fatiguante.
























Nous remontons les 422 marches pour nous rendre à Belisirma où nous avons déjeuner à 15H20 au bord de la rivière. Sympa!



 Au retour,nous prenons un turc en stop,il ne parle que deux ou trois mots d'anglais et nous maintenant un en turc :mukamel.. Sur la route un scooter nous barre la route ,surpris,nous prenons l'option d'en rire et les deux passagers se mettent a nous parler en turc en souriant et notre invité nous traduit : we are mukamel (vous êtes super!)
Après un rapide dîner nous nous couchons ,on doit se lever à 4h30 .

11 août 2009

Petite route de la Cappadoce

Aujourd'hui nous partons suivre une route pittoresque qui nous amènera à un monastère dans les roches .La vallée est étonnamment verte,il y a beaucoup de cultures potiron tomates,mais ,pomme de terre,courgettes ainsi que des arbres fruitier pomme,citrons,poires etc...Sur la route un champ nous rappelle la douce Provence.



Au monastère des archanges ,Keskil au sud de Cemil, nous sommes accueillis par le gardien qui parle quelques mots de français,nous visitons ses deux églises et son réfectoire creusés dans un bel ensemble de roche entouré d'un verger et d'un potager. A la fin ,nous sommes invités à boire un thé sous les arbres.



























10 août 2009

Cappadoce



Ce matin pas de précipitation,nous profitons de notre superbe vue sur les montagnes de crème de la cappadoce,nous nous restaurons au café internet et nous organisons le reste du programme,j'abandonne l'idée d'aller plus a l'est pour le mont Nemrut Dagi ,faute de temps et nous décidons de faire un vol montgolfière.
Ce village de Gôreme a changé,les hôtels sont disséminés un peu partout dans le site mais ça reste quand même acceptable. Des petits coins sont décorés avec des brics à bracs réminiscences des années hippies ça nous plaît beaucoup !
Nous rencontrons une jeune fille très heureuse de nous connaître car elle suit des études de langue Française,son excitation et sa joie fait plaisir à voir,nous lui communiquons notre adresse si elle vient en France.



En fin d'après-midi nous allons visiter le site en plein air de la vallée et des églises rupestres taillées dans la roche. Les vallées de cette région servirent de refuge lors des premières persécutions par les romains,puis lors des raids arabes. Et virent les premières communautés villageoises regroupées pour cultiver et pratiquer la religion. 























9 août 2009

Chambre sur vue à Gorême

Après un au revoir chaleureux de nos hôtes,nous partons vers la Cappadoce à plus de 400 km. Pas grand chose à dire,les km défilent la lassitude nous envahie rapidement. Nous faisons juste un arrêt au grand lac salé,la blancheur a perte de vue et un autre plus surprenant à une pompe à essence. Le pompiste très heureux d'accueillir des français,nous invite à boire le thé que l'on nous sert directement dans la voiture Nous communiquons par sourires et gestes: beau moment de partage...



 



A Gorême,nous nous installons au camping panorama qui mérite bien son nom






Notre camping vue de la montgolfière


8 août 2009

Tête de turc


Nous profitons des dernières heures dans l'hôtel et nous reprenons la route vers safranbolu,sortir d'Istanbul n'est pas une mince affaire.
Une chose incroyable attire notre attention,vraiment les turcs se sont jeter des deux pieds dans la société de consommation,on aperçoit des panneaux publicitaires vantant les mérites d'un opérateur téléphonie et d'internet rien d'anormal et bien,si !car sur l'un entre eux à 3 mètres du sol une chaise y est fixée et assis sur elle, un jeune homme avec un ordinateur portable sur les genoux en plein soleil sans la possibilité de descendre.Dommage? nous ne pouvons pas prendre de photo, coincé dans un embouteillage.Ce job me paraît bien inhumain...
Comme le reste de la journée nous la passons sur la route ,je vous propose un petit intermède sur une expression concernant nos amis turcs.

pause culturelle :la fameuse Tête de turc 

Signification:
Personne en butte aux sarcasmes, aux mauvais traitements et aux plaisanteries douteuses.

Son origine:
Au XVIIe siècle, le More et le Turc étaient les emblèmes des incroyants, des barbares cruels et sanguinaires.
C'est probablement pour cette raison, et pour faire suite à l'expression "fort comme un Turc" citée au XVIIe, que, dans les fêtes foraines du XIXe siècle, on trouvait des attractions constituées d'une sorte de dynamomètre surmonté d'une tête enturbannée (symbole du Turc) dans laquelle il fallait taper le plus fort possible, la force du coup étant mesurée par une aiguille.(d'ailleurs voir mon article sur le musée des arts forains à Paris ,on voit une photos avec un jeux similaire)

Dans ces jeux, il était bien sûr plus viril de se frotter à un symbole de force, d'où la cible à la forme d'une tête de Turc.
Mais c'est le fait que cette pauvre tête était constamment frappée par tout le monde, qui a fait de la tête de turc celui sur lequel chacun s'acharne.


Je vous proposes donc une galerie bien sympathique de tête de turc